Journée de l'enfant africain : allocution du ministre de la Justice

Allocution  de Madame

Le Ministre de la Justice, Garde des Sceaux et Chargé des Droits de l’Homme

Prononcée par Monsieur François Mangari, Secrétaire Général de la Chancellerie

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Chers Compatriotes

Comme l’ensemble des États africains, notre pays célèbre, le 16 juin de chaque année, depuis 1991, la « Journée de l’Enfant Africain ». Le thème de l’édition de cette année porte sur « 30 ans après l’adoption de la Charte : Accélérons la mise en œuvre de l’agenda 2040 pour une Afrique Digne des Enfants ».

Dans le préambule de la Charte Africaine des droits et du bien-être de l’enfant, les États africains reconnaissent que « l’enfant occupe une place unique et privilégiée dans la société africaine et que, pour assurer l’épanouissement intégral et harmonieux de sa personnalité, l’enfant devrait grandir dans un milieu familial, dans une atmosphère de bonheur, d’amour et de compréhension ».

 

Dans ce même préambule, ils reconnaissent également que « compte tenu des besoins liés à son développement physique et mental, [l’enfant] a besoin de soins particuliers pour son développement corporel, physique, mental, moral et social et qu’il a besoin d’une protection légale, dans des conditions de liberté, de dignité et de sécurité ».

 

A travers cette double reconnaissance, les États africains ont voulu mettre en lumière la double responsabilité qui engage à la fois les parents et l’État dans la protection de l’enfant en Afrique. C’est pourquoi, l’occasion de cette célébration doit nous inviter à faire plus d’efforts pour que les droits des enfants, de nos enfants, bénéficient d’une réelle garantie.

 

S’agissant de sa responsabilité, le Gouvernement, sous les Très Hautes Instructions de Monsieur le Président de la République, Chef de l’État, Son Excellence Ali BONGO ONDIMBA, a toujours œuvré à assurer le mieux-être des enfants et à respecter ses engagements internationaux en la matière.

Par différents mécanismes et grâce à divers instruments, les pouvoirs publics ont mené des actions fortes en vue d’épargner les enfants vivant sur notre territoire des affres causés autant par les facteurs socio-économiques, culturels et traditionnels que par les catastrophes naturelles ou encore par la faim et les handicaps. De même, la politique du Gouvernement a toujours consisté à accorder à l’enfant un régime spécial de protection, même lorsque celui-ci se trouve en conflit avec la loi.

 

Chers Compatriotes

Trente ans après l’adoption de la Charte africaine des droits et du bien-être de l’enfant, comme dans la vie d’une personne, cela représente une étape non négligeable ; dans ce sens, un bilan à mi-parcours devrait être dressé. Ainsi, notre pays a pu mettre en place dans la mesure de ses potentialités un cadre juridique et institutionnel propice à la promotion et la protection des droits des enfants vivant au Gabon.

 

Au titre des normes juridiques, on peut notamment citer :

- la loi n° 19/95 du 13 février 1996 portant organisation de la protection sociale des personnes handicapées ;

- la loi n°003/2018 du 18 février 2019 portant Code de l’enfant en République gabonaise dont l’intérêt est de lever tous les obstacles qui pourraient empêcher les enfants de jouir de leurs droits fondamentaux ;

- la loi n°09/2004 relative à la prévention et la lutte contre le trafic des enfants en République Gabonaise, grâce à laquelle le phénomène d’exploitation et de trafic d’enfants venus de pays étrangers a été éradiqué sur notre territoire ;

- la loi n°38/2010 portant régime judiciaire de protection du mineur qui institue des juridictions spéciales chargées d’instruire et de juger les affaires impliquant des mineurs.

 

Ce dispositif juridique est complété par des instruments pratiques et pédagogiques destinés à une meilleure application des lois. Ce sont notamment :

- le manuel des procédures de prise en charge des enfants victimes de traite ;

- le manuel des procédures de prise en charge des enfants victimes de violences en milieu scolaire ;

- le mécanisme de prévention, d’alerte, d’intervention rapide et de suivi des violences en milieu scolaire et qui est désormais élargi à toutes les formes de violences subies par les enfants.

Au plan structurel, notre pays dispose des mécanismes de prise en charge des vulnérabilités multiformes qui accablent les enfants. Nous pouvons citer :

- les juridictions pour mineurs ;

- les services pour mineurs dans les commissariats de police ;

- les cellules d’écoute dans des directions générales à compétence sociale.

Ces actions menées par l’Etat sont rendues plus efficaces grâce au concours de divers partenaires dont l’implication est souvent décisive et bénéfique pour les enfants. On peut, à cet égard, saluer l’appui continu et précieux de nos partenaires du système des Nations Unies, notamment l’UNICEF.

De même, il est juste de rendre hommage à la Première Dame du Gabon, Madame Sylvia BONGO ONDIMBA, pour son engagement spécial et incessant en faveur des personnes vulnérables et particulièrement des enfants.

Enfin, qu’il me soit permis d’adresser, au nom du Gouvernement, toutes nos félicitations à l’endroit de tous les acteurs du système national de protection de l’enfance regroupés au sein d’institutions publiques et privées et qui n’ont de cesse de se mobiliser pour l’intérêt de nos enfants en travaillant dans des conditions parfois difficiles.

C’est pourquoi, dans la droite ligne du thème choisi cette année par l’Union Africaine, le Gouvernement de la République a décidé d’inscrire l’ensemble des manifestations liées à cette journée sur le thème « pour l’intérêt supérieur des droits de l’enfant, nous ne ménagerons aucun effort ».

Chers Compatriotes,

Dans la continuité des efforts inlassables fournis par le Gouvernement, nous avons retenu en cette période marquée par l’épidémie de la COVID-19, des activités d’envergure comme l’opération de mobilisation sociale avec les mairies pour l’intérêt supérieur de l’enfant dont le lancement débutera avec la mise en réseau des maires du Grand Libreville avec le numéro vert « 1412 ».

Il s’agira d’effectuer :

• des séminaires de renforcement des capacités en droits humains des élus locaux ;

• des séminaires de formation des agents municipaux sur la protection de l’enfance ;

• des séminaires de renforcement des capacités sur la mise en œuvre du « 1412 » des chefs de quartier, police et gendarmerie.

Pour terminer, nous devons donc tous conjuguer nos efforts pour faire du respect des droits de l’enfant dans notre pays, une réalité visible en mettant au centre de nos actions et de nos comportements collectifs ou individuels l’intérêt supérieur et primordial de l’enfant car, en élevant et en protégeant les enfants, nous élevons et protégeons l’avenir.

Je vous remercie.

 

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