Sourds : promotion des langues des signes


Ce 23 septembre 2021, la communauté internationale célèbre la journée internationale des langues des signes. Objectif : sensibiliser le plus grand nombre sur l’importance de cette forme afin de mettre en avant les droits fondamentaux des personnes sourdes et malentendantes.

Proclamée par le système des nations unies en 2017 sous proposition de la Fédération mondiale des sourds (FMS), la journée internationale des langues des signes est une occasion unique de soutenir l’identité linguistique et la diversité culturelle des personnes sourdes et malentendantes.

Dans le monde, il existe plus de 300 langues des signes différentes. Il s’agit de langues naturelles à part entier, structurellement distinctes des langues parlées. Mais compte tenu de la pluralité des peuples, une langue des signes internationales a été mis en place. Elle est utilisée lors de réunions entre groupes de différents pays ou lors des déplacements inter-régionaux.

Selon la FMS le monde enregistre prêt de 72 millions de personnes sourdes dont 80% d’entre elles vivent dans des pays en développement.

Les Nations Unies dans sa résolution 72/161, met l’accent sur la nécessité de préserver les langues des signes en tant qu’éléments essentiels de la diversité linguistique et culturelle à l’échelle mondiale et de favoriser l’accès aux services et à une éducation de qualité dans ces langues.

Efforts du Gabon

Depuis une trentaine d’années, plusieurs organisations militent pour les droits fondamentaux des personnes sourdes et malentendantes parmi lesquelles une spécialement dédiée : l’association des sourds-muets du Gabon (ASMG).

Pour le président de l’ASMG, Aboubakar Ibrahim, « les grandes lignes d’une véritable inclusion commencent par l’éducation, la formation professionnelle et l’emploi ». Il déplore tout de même que « depuis plus de 30 ans d’existence, nous n’avons jamais reçu le moindre soutien financier de l’Etat. Dans les hôpitaux, il manque d’interprète capable d’accompagner les malades sourds à l’accueil ou pour répondre aux demandes d’informations ».  Mais grâce à certaines bonnes volontés, sa communauté commence à être actrice du développement, ajoute le président de l’ASMG.

En 2020, elle a initié, en collaboration avec la réalisatrice Matamba Kombila à l’Institut français du Gabon, des séances de cours pour entendants et malentendants dont l’objectif était de vulgariser le langage des signes et faciliter la communication entre les deux parties.

Signalons que depuis plusieurs mois, la chaine première chaine nationale, Gabon première offre aux téléspectateurs sourds et malentendants un journal qui leur est dédié.

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